Blog des indépendantistes sainte-sévistes

jeudi, octobre 19, 2006

Daniel est mort, vive Guichard



Depuis un petit nombre d'années déjà, le fanatisme pro-Daniel Guichard est développé chez les franco-sainte-sévistes.

Et oui, Daniel est dans nos coeurs depuis longtemps mais cela fait des lustres que nous ne l'avons plus vu nul part et qu'il ne s'est pas manifesté.

Autant dire que les anciens sont inquiets. Aussi, nous avons choisi de mener des investigations pour découvrir où se cachait notre Daniel.

Tout commence dans les années 1970 quand ce bel Adonis décide qu'il ne sera pas ouvrier comme son vieux, mais bel et bien troubadour de la chanson populaire hexagonale. Un temps comparé aux hit-performers de l'époque tels que Johnny Halliday ou encore Mike Brant, il ne soutiendra pas bien longtemps le poids qui s'appuie sur ses épaules.

Outre ses chansons à textes comme Mon Vieux, Faut pas pleurer comme ça ou Le Gitan (à ne pas confondre avec Les Gitanes, les cigarettes préférées de Serge Gainsbourg, que Daniel n'égalera jamais au box office d'ailleurs!), Mister Guichard nous laisse un adieu à la chanson en termes de pilier de comptoir dans sa plus belle composition : La Nicole!

On se demande donc comment se fait-il que nous ne l'ayons pas eu au bout du fil lorsque nous avons décidé de contacter Daniel dans ce bar récemment ? Peut-être y avait-il de la merde dans le tuyau ? Est-il mort ou bien simplement perdu ?

Personne n'a été en mesure de nous le dire précisément. C'est pourquoi j'ai mis en oeuvre tous les moyens possibles pour retrouver cet illustre innocent. Et je vous l'annonce : je l'ai retrouvé!

Aussi incroyable que cela puisse paraître, j'ai mis la main sur Daniel Guichard dans un village improvisé de gitans. Vous ne devinerez jamais où il vivait avec sa femme et ses enfants.

En fait, en 1993, Daniel est arrivé au bou du rouleau et, un soir de cuite, le bateau ivre a failit couler. Mais c'était sans compter sur le dévouement du grand Manolo qui l'a embarqué, pensant qu'il nourrirait les chiens et les chats des Gipsy King.

Cependant, Daniel n'était pas mort et, quand Manolo s'en rendit compte, c'était trop tard, ce belâtre et coq gaulois avait déjà séduit toutes les poules des environs des caravanes.

A mon arrivée au village, je fus plus que confus.

Imaginez la scène : Daniel Guichard, enfermé dans un clapier, ou plutôt un poulailler, picorant du grain d'un geste leste, entouré d'une poule engrossée et de leurs petits poussins. Il s'est avéré que cet étalon a élu domicile au poulailler près de la caravne bleue d'Alfred Cradine, en compagnie de sa femme, Poulette 37, et de leur progéniture.

Voici, en bonus, le dessin réalisé par le jeune Poussin 283, le petit dernier de la famille, et qui représente son père.

Daniel ne chante plus que pour annoncer le lever du jour, et c'est déjà bien trop selon les propriétaires de la bête.